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La fin de la plateforme APB annoncée pour la rentrée 2018

Dans un entretien donné au Journal du dimanche, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal a annoncé la fin de la plateforme Admission-Post-bac. Dès la rentrée 2018, un nouveau système d’affectation en première année d’enseignement supérieur sera mis en place.

 
Cet été, nombre d’étudiants s’étaient retrouvés sans affectation pour la rentrée suite à leurs vœux d’orientation sur la plateforme. Ils étaient 65 000 en juillet et seraient encore près de 6000, essentiellement des bacheliers issus des filières technologiques et professionnelles à être encore sur liste d'attente ou refusés par les universités, faute de places.
 
En cause, la hausse démographique et la volonté d'un nombre accru de bacheliers de poursuivre des études mais aussi un changement de public concerné par APB depuis mars, à savoir les étudiants en réorientation. Les universités accueillent 40 000 étudiants supplémentaires chaque année, une tendance constatée depuis 3 ans et qui devrait se poursuivre jusqu’en 2022.


Une concertation en octobre 2017

Ainsi d’ici fin octobre, la plateforme devrait changer de nom et connaître des évolutions importantes. Selon le site d’information spécialisé Educpros, « le chantier technique consistera à modifier le fonctionnement de l’algorithme ». Les nouveaux paramétrages dépendront des arbitrages qui seront validés fin octobre par le ministère, à partir des conclusions de la concertation sur le contrat de réussite étudiant. Une concertation qui réunira 25 organisations représentant les lycéens, les étudiants, les enseignants et les établissements.

L'objectif : mettre un terme à la pratique du tirage au sort des candidats dans les licences en tension, dont le nombre est passé de 78 à 169 entre 2016 et 2017 et faire en sorte que le nombre de candidats sans proposition d'admission dans une filière de leur choix diminue.

Pour cela plusieurs mesures ont été évoquées comme le recrutement d’étudiants en service civique au sein des universités afin de tenir des modules "orientation" dans les lycées, l’instauration de prérequis à l’entrée de l’université, le nombre de vœux limités ou la mise en place de quotas pour les bacheliers professionnels et technologiques en BTS et DUT.