Les formations supérieures
Université ou école ? La particularité de l'enseignement supérieur français tient à cette alternative.
A côté des 83 universités, existent en effet des écoles supérieures ou grandes écoles, publiques ou privées, dont l'enseignement prépare à des pratiques professionnelles spécialisées dans différents domaines : sciences de l'ingénieur, architecture, commerce et gestion, traduction, interprétariat, journalisme, arts ...
L'accès à ces formations se fait sur concours et / ou sur dossier, directement après le bac ou après un passage en classe préparatoire, contrairement à l'université, qui n'est pas sélective.
> le bac : le premier grade universitaire
> l'organisation des formations supérieures en France : le LMD
> les formations professionnelles supérieures
> l'apprentissage
> diplômes d'établissements, ou spécialisés
> On l'ignore souvent, mais le baccalauréat, qui conclut la scolarité en lycée, est aussi le premier grade universitaire. C'est pour cette raison que l'accès des bacheliers à l'université se fait de droit. Tout du moins dans les filières générales. Car toute règle ayant ses exceptions, il existe néanmoins des formations universitaires pour lesquelles existe un examen d'entrée : les IUT, les filières de santé (médecine, pharmacie…), Sciences Po.
> haut de page
> l'organisation des formations supérieures en FranceEn France, toutes les universités, et la plupart des écoles qui proposent des formations après le bac (notamment les écoles d'ingénieur, les écoles de commerce, les instituts d'études politiques…), ont adopté un découpage des études, avec trois niveaux de sortie : Licence (bac+3), Master (bac+5) et Doctorat (bac+8), d'où son nom : LMD.
Ce système LMD, qui est également en vigueur dans les universités européennes, est censé favoriser la mobilité des étudiants. Chaque semestre d'études correspond à un certain nombre de points, les crédits ECTS (en anglais, European crédit transfer system), ce qui permet à un jeune de faire reconnaître sa formation partout en Europe. Ainsi la licence, obtenue au bout de trois ans, est validée par 180 crédits ECTS (six semestres de 30 points chacun). Le master qui se prépare en deux ans après la licence, équivaut à quatre semestres de 30 points, soit 120 ECTS, et le doctorat, qui demande trois ans d'études supplémentaires, en vaut 180.
Même si cette organisation en 3, 5 et 8 ans est devenue la norme, il reste néanmoins possible d'accéder en deux ans à un diplôme d'enseignement supérieur comme les DUT (diplômes universitaires de technologie), proposés à l'université par les IUT ou les BTS (brevets de technicien supérieur) ou BTSA (brevets de technicien supérieur agricole), qui se préparent dans des sections spéciales en lycée. Ces cursus (pour lesquels vous pouvez aussi valider des crédits ECTS) intègrent toujours des stages en entreprises et permettent une entrée directe sur le marché du travail, dans différents secteurs : production, services, gestion, hôtellerie, santé, agriculture, arts appliqués, etc. Ils sont plutôt réservés aux bacheliers technologiques et professionnels qui y bénéficient de conditions particulières d’admission, alors que les bacheliers généraux s'orientent davantage vers des cursus plus longs.
> haut de page
> les formations professionnelles supérieures
Ces deux cursus à bac+2 ne résument pas, loin de là, l'offre de formations à finalité professionnelle de l'enseignement supérieur.
Depuis 1999, il existe aussi des licences professionnelles, créées en partenariat avec les branches professionnelles et les entreprises pour former à de nouvelles qualifications. Et après la licence, un étudiant a désormais le choix entre un master recherche, qui permet de suivre ensuite un doctorat, et le master professionnel, qui prépare à un métier précis et permet une entrée immédiate sur le marché du travail. L'image d'une université qui serait uniquement dédiée à l'enseignement d'un savoir purement théorique a vécu. La loi LRU (liberté et responsabilité des universités) de 2008 a d'ailleurs ajouté aux universités une nouvelle mission, en plus de l'enseignement et de la recherche : l'insertion professionnelle des étudiants.
> haut de page
> Certains diplômes de l'enseignement supérieur sont également accessibles par la voie de l'apprentissage, c'est-à-dire en alternant des périodes de cours dans une université ou une école et des périodes de formation pratique dans l'entreprise qui vous a recruté(e) comme apprenti(e). Vous avez ainsi un pied dans la vie professionnelle avant même la fin des études mais cette approche est exigeante car vous devrez satisfaire à la fois votre patron et vos enseignants.
> haut de page
> Dernière précision : au sein de cette abondante offre d'enseignement supérieur, il existe aussi des diplômes d'établissement, comme par exemple les DU (diplômes d'université) ou les mastères spécialisés – une formation à bac+6 qui sanctionne un cursus professionnel et spécialisé dans un domaine d'activité précis (aéronautique, systèmes d'information, finance, génie industriel, gestion de patrimoine, physique et matériaux, systèmes électroniques et composants, bio-informatique, etc.) Proposés par certaines écoles d'ingénieurs ou de commerce, ces mastères ne doivent pas être confondus avec les masters, qui, eux, sont des diplômes nationaux.
Ressources
Le guide détaillé des études après le bac sur le site de l'Onisep
L'annuaire des établissements d'enseignement supérieur sur le site du ministère