Comprendre la formation
Il n'existe pas de guichet unique pour s'inscrire à une formation en France. Selon votre profil, scolaire, étudiant, apprenti, salarié, demandeur d'emploi, ce sont des portes d'entrée et des modalités d'apprentissage différentes qui vous attendent. Pour s'y retrouver dans ce paysage, il faut d'abord distinguer la formation dite initiale, qui précède l'entrée dans la vie active, et la formation professionnelle continue, qui concerne les jeunes de plus de 16 ans ou les adultes en activité ou à la recherche d'un emploi.
> La formation initiale sous statut scolaire
> L'apprentissage
> La formation professionnelle continue

> La formation initiale sous statut scolaire
Elle s'accomplit le plus souvent d'abord dans un établissement scolaire (école, collège, lycée), puis après le baccalauréat, dans différents cursus d'études supérieures, plus ou moins longs, qui peuvent se dérouler à l'université ou dans une école (de commerce, d'ingénieur, d'arts, d'architecture, d'agronomie...). Toutefois, dès l'âge de 16 ans, qui marque la fin de l'instruction obligatoire en France, un jeune peut tout à fait décider de ne pas poursuivre sa scolarité en lycée et se former en alternance en tant qu'apprenti.
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> L'apprentissage
Il s'agit d'un contrat de travail, avec un salaire (différent en fonction de l'âge), la sécurité sociale et des congés payés (cinq semaines) pendant lequel un jeune prépare un diplôme et apprend un métier, en se partageant entre l'entreprise qui l'a embauché et un centre de formation des apprentis (ou CFA). Ce contrat dure en moyenne deux ans. Longtemps, l'apprentissage a été réservé à la préparation du CAP, le certificat d'aptitude professionnelle. Aujourd'hui, l'apprenti peut se spécialiser au-delà du CAP et accéder au bac ainsi qu'à certains diplômes de l'enseignement supérieur.

> La formation professionnelle continue
Elle s'adresse aux plus de 16 ans et aux adultes, qui sont sortis du système scolaire ou universitaire. Les parcours proposés varient en fonction du statut de la personne (demandeur d'emploi, salarié, travailleur non salarié) mais aussi avec l'âge. C'est notamment le cas pour les formations des demandeurs d'emploi qui diffèrent selon qu'ils ont plus ou moins de 26 ans. Au sein d'un même statut, cohabitent aussi plusieurs formules pour se former. Ainsi, les salariés du secteur privé disposent d'un droit individuel à la formation (ou DIF), un capital de 20 heures de formation acquis chaque année et cumulable. Il s'ajoute au plan de formation que décide chaque année leur employeur en fonction de ses priorités et au congé individuel de formation (CIF). Tous ces cursus et actions de formation peuvent déboucher sur un diplôme, un titre professionnel, un certificat de qualification professionnelle (CQP) ou une qualification reconnue par une convention collective. La plupart de ces certifications professionnelles sont recensées dans le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Ce répertoire permet aussi d'identifier le niveau de qualification correspondant à chaque diplôme, c'est-à-dire le niveau recherché par un recruteur. Sur le marché de l'emploi, cinq niveaux ont été identifiés :
- niveau V (CAP),
- niveau IV (bac, bac professionnel, brevet professionnel, brevet de technicien),
- niveau III (bac + 2 , par exemple un BTS, ou un DUT),
- niveau II (bac + 3 soit le niveau de la licence),
- niveau I (bac + 5, ce qui correspond à un diplôme d'ingénieur ou un master).
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